Oecuménisme



Prière pour l’Europe

« Père de l’Humanité, Seigneur de l’Histoire, Regarde ce continent auquel tu as envoyé Des prophètes, des législateurs et des sages Précurseurs de la foi en Ton Fils mort et ressuscité. Regarde ces peuples évangélisés pat Pierre et Paul, Par les prophètes, les moines et les saints Regarde ces régions baignées par le sang des martyrs et touchés par la voix des réformateurs Regarde les peuples unis par de multiples liens et divisés par la haine et la guerre. Donne-nous de nous engager pour une Europe de l’esprit, fondée non seulement sur les accords économiques mais aussi sur les valeurs humaines et éternelles, Une Europe capable de réconciliations ethniques et œcuméniques, Prompte à accueillir l’étranger, respectueuse de toute dignité Donne-nous de regarder avec confiance notre devoir, de susciter et promouvoir une entente entre les peuples qui assure, pour tous les continents, la justice et le pain, la liberté et la paix. »

Cardinal Carlo Maria Martini Archevêque émérite de Milan.

Etre œcuménique aujourd’hui par frère Roger de Taizé

A la veille de sa mort, le Christ dépose un feu dans la conscience de l’Eglise. Il prie : qu’ils soient un pour que les hommes croient. Pour le Christ, l’unité n’est pas un but en soi, elle n’est pas pour être mieux ensemble ou plus forts, elle est pour les hommes, pour rendre crédible la communauté chrétienne.

L’unité, l’œcuménisme de l’Eglise, c’est du feu. Oui, pour la crédibilité de l’Eglise, il est essentiel que notre unité redevienne toujours à nouveau visible aux yeux de tous. Elle suppose beaucoup d’imagination, de créativité, puisqu’elle se voit dans des signes d’Eglise.

Je sais bien cette crainte des institutions, et il y en a que je redoute. Mais, irions-nous jusqu’à professer une position rétrécie, croyant que moins visible est le signe plus il est vrai, et que seuls des corpuscules, des ecclésioles, de minuscules communautés sont capables de rayonner l’Evangile ?

Dans l’histoire, les chrétiens qui ont cru pouvoir se passer des structures visibles en ont constitué à leur insu. Aucun homme ne peut faire abstraction de l’institution. Notre propre corps n’en véhicule-t-il pas une avec lui, et quelle institution ! il s’exprime par un langage, il communique par des signes convenus, il se déplace, il se revêt et le vêtement, à lui seul, quelle belle institution !

Dans l’Eglise, s’il y a des vêtements superflus, surajoutés, desquels se libérer ? Mais quels sont aussi, comme institutions, les vêtements qui ont fait leurs preuves à travers les siècles et qui, eux, doivent être rendus visibles à tout prix, parce qu’ils ont toujours communiqué la fraîcheur d’Evangile et donné de saisir la continuité de l’Eglise, la tradition vivante du Christ, l’éternité du Christ, l’éternité de Dieu ?

Enfin les vacances, Seigneur !